Avant, je savais. Maintenant, je comprends. Partie 1 – Maryef.P

Partie 1
Auteure : Maryef.P

Je me considère comme une fille intelligente. J’ai vécu beaucoup d’événements  dans ma vie qui me permet d’affirmer que je suis mature et responsable depuis longtemps.

J’ai été vite obligée à comprendre un monde dans lequel j’étais trop jeune pour y accéder.
J’ai toujours eu une certaine facilité pour me mettre à la place des gens et sympathiser avec eux.
J’avais le syndrome facile du « Je sais, je comprends… »
Je savais que les regards des autres étaient différents quand tu as un enfant.
Je savais que c’était difficile de perdre son bébé.
Mais je n’avais rien compris.

Première crise de mon bébé, 3 mois, dans sa coquille, alors que nous sommes dans un supermarché bondé de gens.
J’étais gênée. Gênée que mon bébé dérange les gens autours avec ses cris.
J’étais gênée. Gênée de ne pas être la bonne maman qui console son enfant avec une voix douce et paisible.
J’étais gênée. Gênée de voir des regards d’impatience, des yeux rouler, des commentaires comme quoi mon bébé avait sûrement faim, d’entendre des soupirs, des chuchotements, de vivre du jugement.

Honnêtement, la crise de mon bébé en valait deux. Mon bébé vivait ma crise intérieure en même temps, ma panique face aux pensées des gens.

Et là, je t’ai vue, toi. Oui, toi, jeune fille qui ne me connait pas.
Et tu m’as souris. Tu m’as souris et lorsque nos paniers se sont croisés, tu m’as seulement dit : « T’en fais pas, nous sommes toutes passées par là. »
Toi, tu as changé ma compréhension de la vie en société.

J’étais jadis de celles qui levait les yeux et espérait que les parents du bébé partent vu la crise de leur enfant.
Je comprends la gêne, l’inquiétude de jugement des parents qui ne savent pas comment agir dans une situation comme celle-là.

Et maintenant, si je sors seule et voit un papa ou une maman désemparé devant ce petit trésor qui ne veut pas arrêter de pleurer, je lui souris. Et si je suis assez près, je lui rassure que moi, aussi, je suis passée par là.

Maintenant, quand je sors et que mon bébé ne cesse de pleurer, je ne suis plus gênée. Je fais mon possible, comme tous les parents. Et ceux qui me regardent de façon dérangée, je dis seulement « Pardon, je suis désolée ».

Pas que je m’excuse de leurs faire vivre la crise de mon bébé, non. C’est seulement que j’ai lu, dans un livre de bonnes manières que l’on doit dire « Pardon, je suis désolée » plutôt que « Hey, va chier ». C’est ce que l’on appelle être professionnel et diplomate. Alors voilà. Ça te choque? Pardon, je suis désolée.

Partie 2 à suivre…

*Auteure Maryef.P

 

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Une réflexion sur “Avant, je savais. Maintenant, je comprends. Partie 1 – Maryef.P

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